L'art en prison

 

L'artiste qui intervient au cours de cette séance n'est pas un "spécialiste" de l'art en prison, ni même un "travailleur social", et se garderait bien de l'être.

Le sculpteur Yves Henri ne conçoit pas son travail d'artiste autrement que dans l'interaction de l'oeuvre et de la société. Telle est la toute première signification de ce petit peuple des guetteurs dont chaque nouvele figure procède d'une rencontre : avec de jeunes palestiniens, avec des prisonniers, avec d'anciens combattants, avec des femmes immigrées... L'oeuvre travaille et interroge le lien social, explore ses frontières. Le guetteur de la prison de Villefranche interroge en chacun nos propres frontières et notre humanité.

L'intervention de Yvses Henri dans le cours Art éducation médiation nous aidera à poursuivre notre interrogation : pourquoi le recours à l'art dans les sociétés contemporaines ? Qu'en attendons-nous ? A quoi tient son efficacité ?

Le film documentaire, Le guetteur guetté, projeté en début de séance, a été tourné dans le cadre d'une commande du Musée d'art contemporain . Le baptême de ce nouveau guetteur né et installé en prison a été le fait des prisonniers de Villefranche eux-mêmes. Une façon de dire la prison : le guetteur guetté

Pour prolonger cette séance et les réflexions qu'elle nourrit, on trouvera un lien permettant d'accéder en ligne à un article paru dans la revue Art & Thérapie n° 84/85 (L'art en liberté surveillée) : De l'art en prison à l'avant-gardisme social , par Olivier Gosse.